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PORTAIL D'INFORMATION GÉOGRAPHIQUE

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  • "Vivre à l'ombre proche" du barrage de Manantali : les formes de représentations sociales des impacts dans les campements et les villages environnants
  • tensions foncières. Certains sites comme Manantali à 5 km du barrage en sont les grands bénéficiaires. Ce village s’est transformé en un véritable « centre-rural », en accueillant les cadres et les ouvriers qualifiés et toute la main d’œuvre venus du Mali
  • Sénégal (33%) et la Mauritanie (15%). Mais l’apparition de cet ouvrage constitue une perturbation profonde dans l’organisation et le fonctionnement des espaces riverains. Les territoires autour du Bafing, affluent où se localise le barrage, se trouvent
  • ainsi cloisonnés en une partie amont et aval du lac de retenue. Ce dernier a insufflé une nouvelle dynamique spatiale avec l’installation récente de 25 campements de pêche.Cette nouvelle économie constitue un facteur d’attraction de pêcheurs
  • professionnels venus des régions du Centre du Mali, particulièrement de Mopti et de Ségou. Le lac devient ainsi une immense réserve de poissons avec des tailles plus importantes par rapport à ceux capturés dans les affluents du Bafing, du Bakoye, ou même du
  • fleuve Sénégal. En amont du barrage, la pêche devient la première activité économique poussant des jeunes agriculteurs et éleveurs «autochtones» à une reconversion professionnelle pas toujours aboutie. Les campements de pêcheurs occupent un ancien site
  • des villages déplacés lors de la construction du barrage. Trente-trois villages sont actuellement réinstallés en aval du barrage dans le finage d’autres hameaux préexistants. Cette cohabitation bouleverse l’occupation de l’espace et entraine des
  • Industrie et développement territorial : l’insertion des sociétés agro-industrielles dans le Delta et la Basse Vallée du fleuve Sénégal (rive gauche)
  • L’objectif de la thèse est d’étudier l’insertion des agro-industries dans les territoires et surtout leur contribution au développement local et régional. Nos recherches ont été effectuées dans le Delta et la basse vallée du fleuve Sénégal (région
  • de Saint Louis du Sénégal). L’étude des entreprises (CSS, SOCAS et GDS) situées dans notre zone d’étude a mis en évidence certains lieux stratégiques : le Delta et la basse Vallée (espace de production), la région de Dakar et l’international comme
  • espace d’approvisionnement et de commercialisation. Ces entreprises contribuent très peu au développement du Delta et de la basse Vallée. Le rôle prépondérant de Dakar au détriment de Saint Louis, les incohérences des politiques foncières et de
  • développement régional ainsi que le contexte international et sous-régional (concurrence et fraude) sont autant de facteurs qui expliquent l’impact limité des agroindustries dans notre zone étude. Notre étude révèle aussi que les prises de terres cristallisent
  • particulièrement des tensions entre les agro-industries et les populations hôtes. D’où la nécessite pour les entreprises d’adopter la politique de RSE, mais aussi pour l’État, de réformer le foncier. La prise en compte des agro-industries dans les plans de
  • développement local et régional est également une piste à explorer par les élus locaux.
  • Les nouvelles dynamiques urbaines dans la vallée du fleuve Sénégal : l'exemple des communes de Richard Toll, Ndioum et Ourossogui
  • modifié la trame urbaine de la vallée qui était jadis constituée d'anciennes escales fluviales (Saint Louis, Dagana, Podor et Matam). En effet, l'originalité de l'urbanisation de la vallée du fleuve Sénégal se caractérise par l'émergence des villes du
  • jeeri et par le déclin des villes du waalo, anciennes escales fluviales. Le long de la RN2 s'échelonnent des villes relativement récentes aux caractéristiques variables. Le réseau de transport national et la position géographique ont fait de Richard Toll
  • , Ndioum et Ourossogui des centres urbains émergents sur la rive gauche du fleuve Sénégal. La naissance des centres urbains et l'émergence d'un réseau urbain hiérarchisé et diversifié se sont déroulées dans un contexte de décentralisation. Les réformes
  • administratives et territoriales entrent dans le cadre d'un rééquilibrage du réseau urbain national et semblent être l'expression d'une nouvelle politique de développement essentiellement basée sur la décentralisation et le développement local.
  • Élections et gouvernance locale au Sénégal : le cas de l'agglomération dakaroise
  • l'application de la régionalisation en 1996, les élections municipales, rurales et régionales ont permis aux candidats, aux partis, aux organisations de la société civile d'investir le champ politique local. Le décryptage du discours des candidats, l'analyse des
  • résultats électoraux et du profil des élus montrent l'articulation entre les enjeux locaux et nationaux. Pour analyser ces enjeux et les dynamiques socio-politiques qu'ils suscitent, nous privilégions une approche politique et territoriale. L'approche
  • politique analyse les électorats politiques et sociologiques dans l'agglomération dakaroise. L'approche territoriale montre que le schéma actuel de la gouvernance urbaine résulte de stratégies complexes, de rapports de forces aléatoires entre des acteurs
  • sociaux multiples. Au-delà de l'analyse thématique, cette étude innove dans la mesure où elle présente un traitement à la fois synoptique et différentiel des résultats électoraux. Le but de cette thèse est de montrer, comment à partir des processus de
  • «municipalisation» et de «politisation» (à l'échelle locale), la démocratie de la décentralisation est devenue une géographie politique de maîtrise des territoires.
  • Cette thèse porte sur la protection sociale des professionnels du bâtiment au Sénégal et plus particulièrement sur l’analyse du risque santé et de sa prise en charge chez les ouvriers à Dakar. Elle tente d’apporter des réponses à des interrogations
  • portant sur les risques au travail, les besoins d’assurance santé et les stratégies de recours aux soins des travailleurs du bâtiment et de leurs familles. La recherche, à la fois qualitative et quantitative s’appuie sur une enquête auprès de 540 ouvriers
  • et sur une dizaine d’entretiens avec les acteurs de la protection sociale. Elle montre d’une part, que la couverture maladie dans le secteur du bâtiment est très faible (environ 5%) et la prise en charge assez limitée (soins primaires), et d’autre
  • part que le régime sénégalais de prévoyance santé à travers la Caisse de sécurité sociale, les Institutions de Prévoyance Maladie (IPM) et les mutuelles de santé, connaît de nombreux dysfonctionnements qui l’empêchent d’être efficace et viable. L’étude
  • révèle que globalement les ouvriers du bâtiment ne connaissent pas la sécurité sociale ; ils ont recours aux structures publiques de santé en cas de maladies ou d’accidents. Toutefois, ils sont conscients des risques dans leur métier et utilisent
  • largement des équipements de protection lorsque ceux-ci sont mis à leur disposition. Enfin, les ouvriers sont les principaux financiers de la santé dans le ménage. Cependant, à cause de la faiblesse de leurs revenus et du coût de la couverture santé, ils
  • Dakar, métropole en mouvement : recomposition territoriale et enjeux de la gouvernance urbaine à Rufisque
  • Ce travail est l’aboutissement de plusieurs années de recherches entamées depuis 2006 dans le cadre de nos études en Maîtrise (équivalent de Master 1) de géographie, à la faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de
  • Dakar. A l’entame de cette étude, nous avions élaboré un projet de thèse structuré et centré sur les modalités d’appropriation citoyenne de la décentralisation et d’un renforcement de la participation des habitants au regard du mode de fonctionnement
  • adopté par les collectivités publiques. Toutefois, au-delà de cet aspect qui met en exergue l’articulation entre la décentralisation et la gouvernance locale, l’objectif principal est de formuler un diagnostic géopolitique sur la gouvernance et les
  • stratégies de planification et d’aménagement urbain au sein de l’agglomération dakaroise sur la base des principes du développement durable. Il s’agit principalement de produire un travail d’évaluation des choix et des stratégies territoriales développées à
  • différentes échelles dans l’agglomération, et sur leur articulation géopolitique et géographique. Ainsi, notre démarche s’inscrit dans une dynamique de recherche productive et vise à articuler les techniques de collectes aux exigences de la méthode hypothético
  • Diagnostic des risques d’inondations continentales et marines : application à l’échelle des communes de Rufisque (Sénégal)
  • Au Sénégal les risques naturels constituent une préoccupation majeure. Au regard des deux dernières décennies, ces phénomènes ont connu une réitération grandissante. Ils affectent presque toutes les régions du pays, particulièrement Dakar et sa
  • banlieue. En période estivale, deux types d'événements majeurs souvent concomitants (inondations pluviales et submersions marines) affectent la ville de Rufisque. Le diagnostic de ces phénomènes naturels passe par une démarche inductive qui s'appuie sur
  • deux approches approche naturaliste et approche historique. La compréhension du mécanisme et l’évolution en fréquence/intensité de ces risques s'adosse sur des travaux qui visent à : 1) faire l’inventaire des événements passés et récents d’où peuvent
  • être extraits les seuils de précipitations et ceux météo-marins à partir desquels il y a eu des dégâts; 2) caractériser les facteurs responsables des aléas en faisant la part des facteurs de prédisposition, des facteurs de déclenchement, mais également
  • des facteurs d'aggravation; (3) déterminer, les espaces qui ont été affectés à partir d’indicateurs morphologiques; (4) réaliser la carte des zones inondables et les cartes des risques d’inondations à l’échelle des communes de Rufisque; (5) présenter
  • les mesures de mitigations et les éléments pouvant aider à la prise de décision et à l’élaboration de PPRI (Plan de Prévention du Risque d'Inondation) et de PPRSM (Plan de Prévention du Risque Submersion Marine)
  • Les vécus de l’enfant hospitalisé à Dakar : une analyse ethnographique des paroles et des interactions dans quelques services de pédiatrie à Dakar
  • En Afrique subsaharienne, plus de 3 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent chaque année, et la santé des enfants africains constitue une priorité de développement international. Cette thèse a donc pour objectif de mettre en évidence les
  • perceptions de l’enfant malade, de ses proches et des soignants dans quelques services pédiatriques à Dakar. Elle s’inscrit à la croisée de l’anthropologie de la santé et de l’enfance, et deux enquêtes de terrain ont été menées dans le service de pédiatrie à
  • Dakar et dans deux écoles primaires. Les principaux résultats sont les suivants. D’abord, dans un pays comme le Sénégal où l’État n’arrive pas à assurer les services publics de base, la pauvreté signifie l’exclusion des soins essentiels. Ensuite, les
  • soignants adaptent leur pratique du geste douloureux en fonction des circonstances et des types de hiérarchies. Dans ce contexte, les soignants étaient à la fois les autorités et les victimes de ce « système d’indifférence ». Puis, le dogme existe chez les
  • et des normes in situ. Néanmoins, les témoignages des enfants malades confirment leur autonomie et leurs capacités de réflexion.
  • De New York à Dakar : pour une approche critique et méthodologique de la justice environnementale
  • Le thème des inégalités et ses corollaires, telles la pauvreté, la précarité, l’exclusion ou encore la ségrégation, se posent de plus en plus d’un point de vue de la justice et concerne à la fois les enjeux spatiaux et environnementaux. Comme pour
  • marquer le paroxysme des inégalités, la question de la justice environnementale vient relancer le débat autour de l’accès aux ressources au sein des catégories sociales et spatiales, ainsi que le débat autour de l’inégale répartition et répercussion des
  • externalités, causées entre autres par l’usage de ces dernières d’un point de vue environnemental. De New York à Dakar, malgré les différences de contextes socio-culturels et économiques, les mêmes phénomènes d’inégalités face aux conditions environnementales
  • s’observent avec cependant des nuances dans les formes de manifestations et d’interprétations. Ce travail vise à réfléchir sur les déclinaisons que peuvent avoir les injustices environnementales dans la ville de Dakar à partir d’une approche élaborée dans les
  • villes américaines, berceau des mouvements de revendications. Deux localités situées dans la baie de Hann sont choisies en raison des pollutions industrielles dont elles souffrent. Il s’agit de Hann-Bel-Air et de Thiaroye-Sur-mer. Partant de l’analyse des
  • Entre distance géographique et distance sociale : le risque de paludisme-infection en milieu urbain africain : l'exemple de l'agglomération de Dakar, Sénégal
  • pathogène du paludisme est nécessaire mais non suffisante au fonctionnement du système. Il n’y a paludisme-infection que lorsque les trois composantes sont en contact : le parasite, le vecteur et l’hôte humain. La recherche des lieux où ces contacts peuvent
  • s’opérer facilement est donc primordiale dans la lutte contre le paludisme et l’amélioration des programmes visant à la diminution voire l’élimination de la maladie. L’analyse exploratoire, encore très peu appliquée dans les pays dits du Sud, se définit
  • à l’examen des interactions existantes entre eux. Nous avons récolté des informations quantitatives variées, en lien direct et indirect avec l’étude du paludisme. Interprétation d’images satellites, données censitaires, résultats d’enquêtes sociales
  • et sanitaires ont été intégrées dans un système d’information géographique pour décrire la ville et ses habitants. Le croisement de ces sources a permis d’étudier les faces spatiales du risque épidémique palustre. Le recours à des analyses
  • statistiques et géostatistiques, bivariées et multivariées, a permis de souligner que le risque d’infection des populations dépendait fortement d’une distance, que l’on a qualifié de sociale.
  • L'évolution des mangroves de la Basse Casamance au Sud du Sénégal au cours des 60 dernières années : surexploitation des ressources, pression urbaine, et tentatives de mise en place d'une gestion durable
  • La dégradation de la mangrove de la Casamance a fortement été influencée par des contraintes physiques. Mais c’est l’étalement des villes du fait de la croissance démographique, les importants prélèvements de ses ressources par les populations et la
  • mise en œuvre de techniques d’aménagements inadaptées qui ont accentué sa destruction. L’analyse de l’histoire des usages de cet écosystème, sa perception par les populations de diverses origines, les changements de législation foncière et le contexte
  • importance écosystémique a conduit à la multiplication de projets de la part des organismes de développement et de protection de l’environnement pour endiguer ce phénomène. Il ressort en revanche à la suite d’enquêtes réalisées sur le terrain auprès des
  • populations et des opérateurs du développement que ces initiatives et notamment les reboisements de la mangrove n’ont pas toujours eu les résultats escomptés, et cela en raison de leur faible acceptabilité sociale, de l’existence de grandes disparités dans
  • l’exécution des travaux et dans la répartition des moyens de travail. Au regard de ces difficultés, des pistes de travail sont alors proposées et notamment un Système d’Information Géographique (SIG) qui permet de faire un état actualisé des changements de
  • l’occupation du sol. Ce travail de thèse permet de mieux comprendre les changements survenus dans l’occupation du sol et notamment la mangrove avec l’évolution des pratiques des populations et de l’augmentation de leurs besoins. Il permet aussi de disposer
  • quatre-vingt-dix à l’initiative des associations de jeunes de la région dakaroise avec le soutien d’une grande ONG canadienne. Cette thèse étudie les usages de cette émission par les citoyens locaux dans les trois domaines principaux où les militants et
  • promoteurs de la démocratie participative s’attachent à développer des dispositifs d’action citoyenne visant à corriger les défauts et insuffisances du gouvernement représentatif au regard de l’idéal démocratique : la place des citoyens dans le système de
  • production des biens publics locaux, les relations symboliques entre les élus et les électeurs et l’espace public de débat sur les politiques publiques et l’action des représentants. À partir d’une étude de terrain à caractère ethnographique menée en trois
  • séquences de 2006 à 2011 dans les studios de la radio et sur les lieux d’écoute de l’émission, il apparaît que si l’émission a permis à des formes de contestation du pouvoir local de s’exprimer publiquement sans médiation, la réalisation du projet originel
  • de l’émission s’est heurtée à un contexte local défavorable marqué par l’absence de moyens donnés aux élus locaux pour exercer leurs compétences récemment décentralisées et par un journalisme politique local polarisé autour de deux formes dominantes
  • laissant peu de place au débat argumenté : le journalisme antagonique des grands groupes privés et de la petite presse du secteur informel et le journalisme légitimiste du groupe public. En dépit de leur attachement militant au projet, les responsables de
  • Initialement, les écoles coraniques (« Daaras ») sont majoritairement rurales et survivent de l’agriculture. Les dégradations environnementales entre 1975 et 1985 , et la faillite des politiques agricoles ont appauvri le monde paysan et accéléré la
  • sur l'enfant durant toute la durée de son apprentissage. Le « Talibé » doit souffrir pour apprendre l’humilité, pratiquer la foi, et gagner le paradis. Cette interprétation coranique ajoutée à la valeur de l’aumône (« zakat ») fait qu’il est normal
  • dans la société Sénégalaise de donner à un "Talibé". La mendicité de dizaines de milliers d’enfants dans les villes résulte de la migration des ruraux et de la découverte par les marabouts de la monétarisation des rapports humains en milieu urbain
  • par des citadins qui ont des religiosités qui compensent le manque de temps du rite en une pratique régulière du don. Le versant de la demande par les « Talibés » ne cesse de croître et atteint aujourd’hui plus de 100 000 enfants mendiants
  • . Substantiver cette question de la mendicité urbaine des "Talibés" s’est effectuée en quatre phases : -Apprendre le coran : retracer l’histoire du coran au Sénégal et décrire les formes de son apprentissage aux contours d’une hybridation entre orientalisme
  • ; traditionalisme ; et logiques de survie économiques. -Mendier pour apprendre ? Ou apprendre à mendier ? La mendicité dans les villes obéit à une logique de marché qui accentue la dégradation des zones rurales. Cette crise de la ruralité dévoile les problématiques
  • Au croisement d'une sociologie des migrations et d'une sociologie de la jeunesse, cette thèse s'attache à saisir le sens de l'émigration envisagée par les jeunes de trois quartiers de Dakar. Alors que cet horizon collectif ne se concrétisera que
  • pour bien peu d'entre eux, il s'agit en l'interrogeant d'explorer les contraintes sociales qui enserrent cette jeunesse urbaine et ses aspirations. Mais ce travail met également en relief ce qui différencie ces mondes juvéniles et ce qui leur est commun
  • sociaux – d'âge, de sexe, de caste (« Waaso ») et de classe – structurant la société sénégalaise, l'ethnographie de ces trois quartiers socialement différents dévoile la diversité des hiérarchies et des obstacles que les jeunes doivent contourner pour s
  • '« accomplir » et réussir socialement (« Tekki »). En analysant les tensions créées par ces velléités d'émancipation à l'égard des structures sociales et les différentes formes de rappels à l'ordre exercées par ces dernières (stigmatisations, sanctions mystico
  • -religieuses…), on peut comprendre la prégnance de l'hypothèse du départ : elle permettrait de s'extraire momentanément de rapports sociaux entravant une ascension sociale vécue comme possible, et de se distancier géographiquement pour s'élever socialement au
  • , les nobles (« géér »), les hommes, les riches. Cependant, seuls les plus armés économiquement et scolairement réussiront à partir. Pour la grande majorité des autres, l'émigration reste une migration « en puissance » (en suspens, différée ou reformulée
  • Cette thèse se propose d’aborder dans une perspective contemporaine la question de la santé mentale au Sénégal. Elle consiste en une analyse à la fois sociologique et anthropologique des configurations dans lesquelles elle s’inscrit actuellement
  • dans la société sénégalaise. Les différents niveaux de prises en charge de l’affection mentale nous amènent à considérer leur fonctionnement, leur organisation, leur logique et les schèmes de représentations en cours. Nous chercherons ainsi à comprendre
  • dynamique urbaine, de l’institution familiale dans ses rapports avec un tel phénomène. Cette perspective pousse à considérer les logiques explicatives des processus de rupture et de désaffiliation qui installent une existence des malades mentaux dans la rue
  • . En ce sens, nous plaçons le malade mental au centre d’une réflexion autour de laquelle gravitent la psychiatrie, les guérisseurs, les marabouts, l’urbanité, la famille et les associations de la santé mentale. Les angles d’analyse qu’implique cette
  • maladie sont passés dans un cadre évolutif qui aboutit à une interrogation de la société sénégalaise dans les fondements de sa socialisation et de ses formes évolutives. Penser la maladie mentale revient donc, de nos jours, à se placer dans un axe faisant
  • intervenir des configurations sociales, culturelles, politiques qui ne peuvent se décentrer de son contexte d’apparition et de production.