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  • Vie quotidienne et pouvoir dans trois quartiers de Pékin : une microsociologie politique comparée des modes de gouvernement urbain au début du 21e siècle
  • Asie de l'Est
  • Cette thèse propose une réflexion sur l'exercice du pouvoir à partir d'enquêtes effectuées dans trois quartiers contrastés de Pékin (2007-2009). Cette approche « par le bas » s'intéresse à la vie quotidienne en croisant microsociologie urbaine et
  • politique comparée. Le quartier, site de pouvoir, est traversé par différentes formes d'hétéro-contrôle (politiques publiques), de contrôle social (normes) et d'autocontrôle. L'espace d'un quartier se construit sur la base d'interactions et de mises en scène
  • des habitants, producteurs d'arts de faire et de conventions, mais aussi des travailleurs, notamment les agents du comité de résidents. Cette instance, qui ne relève pas officiellement de l'administration, est au cœur de la réforme de l'action publique
  • de construction des communautés de quartier (shequ). Maillon essentiel du contact entre les habitants et la chaîne de l'administration, elle constitue un type particulier de street-level bureaucracy. La domination s'établit à un double niveau, à
  • vers le nouveau modèle de résidence (xiaoqu), qui génère une matrice d'assujettissement (logique de marché), mais aussi de subjectivation, les pratiques des individus (routines et contestation) étant productrices de nouveaux cadres. Le quartier devient
  • alors le lieu où les individus construisent leur propre domination, un lieu où s'observe la formation locale de l'État, un lieu de plus en plus connecté à l'image sociale de la « vie bonne ».
  • La concession française de Tianjin : une histoire connectée de l 'expansion des concessions étrangères en Chine (1846-1946)
  • Asie de l'Est
  • Cette thèse cherche à offrir de nouveaux éclairages sur le déploiement territorial des concessions étrangères en Chine aux XIXe et XXe siècles. Bien que la période étudiée s’étende de 1846 à la rétrocession des dernières concessions en 1946, un
  • le quartier de Laoxikai 老西開. Cet exemple emblématique sert de pilier et de tremplin pour l’écriture d’une histoire connectée de l’expansion des concessions étrangères. Le cas d’étude centré sur Tianjin permet de structurer la réflexion qui s’élargit
  • , dans une deuxième partie, à Shanghai et Hankou. La mise en perspective de ces trois villes dévoile les principes et conditions dans lesquels évoluent les impérialismes étrangers en Chine, du rôle moteur joué par leur compétition mutuelle aux mécanismes
  • d’échange et d’accommodement avec les fonctionnaires officiels et les citadins chinois. Elle révèle également la difficile posture et la faiblesse de l’Etat central avant et après la Révolution de 1911, ainsi que la complexité des rapports entre autorités
  • nationales et locales. Elle représente enfin un observatoire privilégié d'une frange de la société chinoise des ports ouverts dont les modes d’expression et de contestation connaissent un tournant significatif durant les années 1910. La mise en connexion de
  • accent particulier est placé sur la décennie 1910 qui annonce l’essoufflement définitif des logiques expansionnistes. La première partie s’articule autour de l’analyse du projet d’extension mené par la Municipalité française de Tianjin de 1902 à 1946 dans
  • Pouvoir et espace - la censure cinématographique dans les concessions de Shanghai (1927-1943)
  • Asie de l'Est
  • Cette étude à l’intersection entre pouvoir et espace porte sur le contrôle du cinéma par les autorités des concessions, l’intervention de pouvoirs concurrents dans le champ du cinéma et les activités de l’industrie cinématographique entre 1927 et
  • 1943. Dans les années 1920, Shanghai, en particulier par ses concessions, devient la capitale du cinéma en Chine. En 1927, les autorités de la Concession internationale et celles de la Concession française établissent l’une après l’autre un système de
  • censure cinématographique en prenant en compte l’expérience de leurs métropoles ou de leurs colonies et coopèrent entre elles dans sa mise en œuvre. Pour maintenir les bonnes mœurs et l’ordre public, les censeurs examinent les films en fonction de critères
  • qui relèvent de la morale publique, de la prévention de la criminalité, de la sensibilité nationale ou du rapport avec la politique. Le cinéma en effet n’est pas seulement un outil de divertissement. Il devient aussi un enjeu de la lutte croissante
  • entre les divers pouvoirs. Ainsi les autorités chinoises utilisent le nationalisme en manipulant l’émotion populaire et parviennent à orchestrer des mouvements de protestation « spontanée » pour s’emparer du droit de censure dans les concessions. Le
  • Japon, acteur clé dans l’histoire moderne de la Chine, joue également un rôle dans ce tableau. Avec l’occupation du territoire chinois de Shanghai à partir de 1937, dans la mesure où l’armée japonaise considère le cinéma comme un outil de propagande
  • Asie de l'Est
  • En se concentrant sur les relations entre guerre et criminalité, cette étude se penche sur les transformations des activités criminelles en temps de guerre et sur l’influence du conflit sino-japonais sur les crimes et délits à Shanghai entre 1937 et
  • 1942. Autour trois types de crimes principaux: l’atteinte aux biens, l’homicide et les infractions sur les stupéfiants, cette recherche examine les changements de la criminalité suscitée par l’évolution de l’environnement de Shanghai. La ville de
  • Shanghai a en effet été marquée par des transformations radicales, autant sur le plan politique, qu’économique, social et spatial suite à l’éclatement de la guerre sino-japonaise à l’été 1937. Pour atteindre cet objectif, nous déploierons trois grandes
  • méthodes de travail : comparaison quantitative, exploitation des statistiques et analyse spatiale. Pour éclairer les mutations de la criminalité et de l’ordre public entraînées par la guerre, nous comparerons l’importance quantitative relative des crimes et
  • situations criminelles au cours de cette période spécifique qu’est la guerre. Enfin, en s’appuyant sur le logiciel de Système d’Information Géographique (SIG), nous proposerons une analyse spatiale de la criminalité pour évaluer l’importance de la dimension
  • délits entre deux périodes : la décennie de Nanjing (1927-1936) d’une part et la période de guerre d’autre part. Nous réaliserons également une analyse statistique de l’évolution des activités criminelles en temps de guerre pour révéler la diversité des